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המחלקה לחינוך יהודי-ציוני, חטיבת האופק, תחום ליווי שליחים
א' באייר תשס"ז, 19 באפריל 2007

Houppa selon toutes les règles ou deal à Chypre?


Avri Guilad

"La plupart des gens que je rencontre ne ressentent tout simplement rien pour la cérémonie religieuse. Elle leur passe par dessus et ils s'y sentent comme obligés. Pourquoi faut il qu'un rabbin nous marie?"

Tout d'abord, je ne suis d'aucun parti. Je ne suis ni pour les mariages civils ni contre les mariages religieux. Je suis pour que chacun fasse ce qui lui convient.

De nombreuses personnes ne ressentent rien pour le mariage religieux et il est possible d'en comprendre les raisons – une partie de la cérémonie est en araméen, langue désuète et étrangère pour de nombreuses personnes et tous n'éprouve pas forcément le même besoin de briser le verre en souvenir de Jérusalem (zékher Yérouchalayim) détruite ou de faire de la femme l'acquisition de l'homme. Ce n'est pas le contenu qui intéresse de nombreux couples de nos jours.

De plus, de nombreuses personnes ne veulent pas que l'institution rabbinique s'immisce dans leur vie connaissant bien sa manière de s'immiscer dans nombreux domaines de la vie privée par contrainte. Le mariage religieux comporte, lui aussi, de nombreux éléments de contrainte – l'immersion dans le mikvé, l'entretien avec la rabbanite et toutes sortes de choses qui n'ont rien à voir avec la manière laïque de vivre et suscitent chez nombres de personnes un rejet total.

Un autre point; dont on ne parle pas ouvertement, est bien entendu le fort taux de divorce. Toute personne qui se marie est consciente du fait qu'elle risque peut être de divorcer après quelque temps et c'est la raison pour laquelle elle a intérêt à simplifier les modalités de divorce. Or, lorsque le mariage n'est pas reconnu, il n'y a pas vraiment de divorce (et je conseille fortement de faire un contrat patrimonial même si cela peut sembler aller à l'encontre des sentiments d'amour et de confiance).

Mais, le point important à mon avis est que la cérémonie religieuse ne s'attache aucunement à mettre l'accent sur ce qui est particulier à chaque couple. Son but est d'introduire les couples dans la famille des couples juifs. Je respecte et ai de l'estime pour tous ceux qui pensent que là réside toute la beauté de la cérémonie religieuse. Mais, à mes yeux, le point important des cérémonies civiles et alternatives est de placer le couple qui se marie au centre de la cérémonie et non pas le peuple juif ou sa capitale. A l'occasion de ce jour particulier, les mariés veulent que l'on parle d'eux, qu'on dise des choses auxquelles ils s'identifient et non pas des paroles désuètes qui n'ont aucun rapport avec eux. La plupart des gens que je rencontre ne ressentent tout simplement rien pour la cérémonie religieuse. Elle leur passe par dessus et ils s'y sentent comme obligés. Pourquoi faut il qu'un rabbin nous marie?Il ne nous connaît pas et n'accepte pas notre mode de vie qui consiste entre autres à vivre ensembles avant le mariage. Au lieu que ce soit la vérité et l'union qui règnent, c'est la déformation.
Aussi, les gens recherchent ils une cérémonie alternative. Parmi les couples qui s'adressent à moi, il y en a beaucoup qui ont déjà eu droit à la cérémonie religieuse au Rabbinat et recherchent une cérémonie plus personnelle. Les cérémonies que je mène placent d'une part le couple au centre de la cérémonie, leur histoire d'amour et les liens qui les unissent et sont, d'autre part, plus plaisantes que les cérémonies sévères menées par les rabbins religieux. J'y introduit des éléments religieux, quelques bénédictions tirées des 7 bénédictions. Je porte une kippa pendant une partie de la cérémonie mais, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse dire à un couple "sois Juif au moins pendant cette journée". Qui a le droit de décider pour quelqu'un quand être Juif et comment? Justement, pendant cette journée, ce dont les couples ont le plus besoin c'est de chaleur et de vérité et non pas de contrainte. Si le couple vient d'un milieu religieux, c'est bon, il s'identifie mais sinon. Je préfère construire une cérémonie moins "halachique" que d'imposer des choses. Quant à leur statut légal, je n'entre pas dans la question. Ce qui n'est pas reconnu aujourd'hui le sera demain. De toutes les façons, le point important n'est pas là. Il ne s'agit après tout que d'une cérémonie.


Hayouta Doitch

"Le pacte entre un homme et une femme est particulier à chaque couple mais il s'inscrit dans le cadre d'un pacte plus large entre le couple et sa famille, le couple et son peuple, le couple et son Créateur".
Après quoi, ils ont toute la vie devant eux pour…

La plupart des gens dans le monde ne se contente pas de l'amour et c'est en fait assez triste. Au moment de fonder une famille, ils éprouvent le besoin d'institutionnaliser leur relation, que ce soit juridiquement, civilement ou religieusement.

Le mariage civil est une espèce de contrat qui m'énerve beaucoup. Il me semble que jamais je n'aurais pu supporter sa petitesse. Le mariage civil me rabaisse et rétrécit la signification de mes choix en tant qu'être humain, car, le mariage est, à mes yeux une partie d'un tout. Autrement, comment serait il possible d'affronter les défis qu'il met devant nous? C'est la raison pour laquelle, il me semble important qu'il puisse exister dans ce contrat une tierce partie. Dans mon langage religieux, on l'appelle sainteté("Kdoucha"). La femme se fait bénir et l'homme bénit et laissons de côté, un moment, le féminisme. Nous y reviendrons dans un instant.

L'acte de mariage est une mitsva, celle de peupler le monde et de le réparer. Créer une famille est une mitsva, donner naissance à des enfants est une mitsva. Le mot "mitsva" représente quelque chose de plus grand que quatre murs, deux personnes et une voiture familiale. La mitsva c'est tout le contraire d'un acte matériel. C'est un tout petit élément dans un monde déterminé . considérer le mariage comme une mitsva place le couple qui vient de naître dans l'histoire et est beaucoup plus profonde. Elle a un passé et un avenir.

Pour que deux mondes créent un troisième monde il y a besoin d'une énergie venant d'autre part, une énergie religieuse, une énergie de sainteté. Créer une famille, c'est comme créer un enfant. La chimie ne suffit pas, il faut que quelqu'un là haut insuffle dans le corps fait de chair et de sang, une âme ("nechama"). "Brit"(Pacte) est le mot juste qui convient à l'acte du mariage. Le pacte entre un homme et une femme est particulier à chaque couple, il leur est personnel mais il s'inscrit, en même temps, dans le cadre d'un pacte plus large entre le couple et sa famille, le couple et son peuple, le couple et son Créateur.

Il n'y a pas forcément besoin d'un rabbin. La présence des témoins est bien plus importante que la présence d'un rabbin, car ils témoignent d'un véritable acte d'acquisition ("kiniane"). Il ne s'agit pas d'une acquisition physique, Dieu nous en garde, l'homme n'achète pas une esclave (à propos féminisme) de même que la femme n'achète pas un compte en banque ( comme il est spécifié dans la ketouba, l'homme s'engage à subvenir à tous les besoins de sa femme). L'homme achète l'intimité de la femme. A partir de ce moment, la femme est interdite à quiconque d'autre et depuis le onzième siècle avec l'imposition de la monogamie par rabbenou Gershom, même l'homme est interdit à une autre femme. Il ne s'agit pas d'un contrat qu'on peut déchirer moyennant indemnités financières, il s'agit d'une réalité, d'un acte juridique signé par la signature de la mitsva et de la sainteté. C'est ce qui pousse les personnes de différentes religions à aller à l'église et chez le Kadi. L'engagement auquel une femme et un homme s'engage a plus de valeur lorsqu'il s'inscrit dans un système d'engagement plus élevé, envers une tierce partie placée à un plus haut niveau qu'eux. Une espèce de dimension nécessaire.
Apres quoi, ils ont toute la vie devant eux pour penser comment conserver cette tierce partie dans leur vie afin de ne pas tomber dans un monde de futilités et de petitesses et continuer à être éclairés par la même sainteté, la même signification et profondeur qui existaient au tout début de leur union.

Hayouta Doitsh est née en 1960 et a grandit à Tel Aviv. Elle est mariée et mère de 5 enfants. Elle vit aujourd'hui à Goush Etzion. Elle a étudié dans le collège pour jeunes filles de Jérusalem, à l'Université hébraïque, à l'école de cinéma " Maale " et à l'université " Bar Ilan ". Elle a été membre du Conseil de la seconde autorité de diffusion audiovisuelle dans les années 2002 - 2005. Aujourd'hui, elle édite la section littérature de la revue " Hatsofe " et remplit la fonction de sous éditrice de " Nekouda ".

Avri Gilad est né en 1962. IL est comédien, homme de radio et de télévision. Il a commencé sa carrière dans les années 80 à Galei Tsahal et a dirigé des programmes comiques sur la chaîne 2 depuis sa création. Il compte parmi les présentateurs du programme d'actualité "Hamila ha'achrona (le dernier mot) " sur Galei Tsahal. Gilad est connu pour son attachement aux questions touchant à la qualité de l'environnement. Il organise des cérémonies de mariages civils qui ne sont pas reconnus par l'état.



באדיבות 'זירת פיוס' – מדור משותף ל'ynet' ולקרן 'אבי חי'

לזירה המקורית לחצו כאן

 


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