{4F805597-AC32-42F4-9EE2-BAD88CE3B8B2} Quatres Mois Pour Vivre Le Desert Sur La Terre Promise !
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Quatres Mois Pour Vivre Le Desert Sur La Terre Promise !

Personne ne pouvait comprendre pourquoi j’avais choisis le désert pour faire mon « atterrissage en douceur » en Israël. Pour dire vrai, je n’en étais pas sure moi-même. Mais j’ai lentement commencé à réaliser que c’était le meilleur endroit pour moi. Quand je suis arrivée, j’ai regardé mes « quartiers » (un peu plus grand qu’un studio) et parcouru le kibboutz. J’ai alors pensé : sur quelle terre suis-je arrivée ? Si je peux survivre six mois cela, je serais résistante à n’importe quoi ! Cependant, quatre mois plus tard, je me dis : je pourrais m’y habituer !!! Et personne n’en serait plus surprise que moi !

Le désert est sans conteste un endroit particulier. Plus j’y passe de temps, plus je l’aime. Je ne suis pas sure de la façon dont cela à commencé, et je suis toujours surprise par ce que je ressens, mais mon avis positif sur « ma première maison dans la patrie » (Baït Rishone Bamoledete), s’est confirmé de jour en jour. J’ai ressenti une chaleur intense et sèche comme j’en ai connu peu au cours de ma vie. Mais l’air conditionné est une excellente invention et les chambres sont devenues des paradis lors des grandes chaleurs.

Les lieux arides et sans vie alternant avec les oasis exercent une fascination que je n’avais jamais compris avant de vivre ici. Je me promène autour du kibboutz au moins quatre fois par semaine, prenant différents chemins pour éviter la routine, toujours prête à m’aventurer hors des sentiers battus. Je suis récemment passé par le cimetière du kibboutz. Petit, bien entretenu et serein, agrémenté d’arbres et de bougainvilliers, c’est presque apaisant d’y être. Le contraste entre les arbres et le désert est fascinant.

Plus tard, je suis allé nager pour renforcer mon dos. Depuis l’eau de la piscine, je vois les palmiers et le sable. Durant l’hivers, la piscine est chauffée et fermée. Et la salle de gym est libre d’accès, si je veux l’utiliser. Un ami du kibboutz la compare à un country club. Tout est sur place, dans un endroit. C’est pourquoi j’ai choisis un kibboutz pour commencer ma vie en Israël. Cela a aussi ses inconvénients, mais je n’en parlerai pas maintenant.

Même les jardins sont uniques ici. On y trouve bien sur des cactus et des plantes désertiques qui survivent sans pluie, mais dans ce kibboutz (je n’ai pas beaucoup de possibilités de comparaison), les jardins sont très inventifs. Tables et chaises, équipement pour barbecue et outils de ferme authentique sont utilisés comme « maison » pour de nombreuses variétés de plante.

Il y a même un point de vue avec des chaises pour contempler le désert. Un lieu ou paix et sérénité sont à l’ordre du jour.

Un orage dans le désert est vraiment surréaliste. La pluie, la lumière, le tonnerre et la grêle créent de magnifiques compositions. Les arcs-en-ciel et les couleurs y semblent plus clairs. Même la boue est différente… et quand le soleil l’a séchée, une œuvre d’art a été créée. Imaginez une écorce sur un mur, c’est de ça que la boue a l’air quand elle sèche. La boue se recroqueville sur elle-même, révélant de nouveaux espaces.

Les palmiers-dattiers et les cactus autour du kibboutz créent une jungle dans certains endroits. Les arbres fruitiers y sont abondants : grenade, goyaves, citrons et pomelos, dates, figues et même des caroubiers.

Oui, je pourrais m’habituer à cet endroit, à la liberté, à l’air sans fumée. Malheureusement, il y a plus de raisons de le quitter que d’y rester. Peu importe… j’ai survécu le désert. J’ai passé le pont entre ma précédente vie en Afrique du Sud, le lieu où j’ai grandis et qui m’a préparé à cette nouvelle vie. Je suis presque prête à aller de l’avant. L’aventure du désert peut enrichir ma mémoire lorsque je vais continuer plus au nord, continuant mes pas sur la Terre promise !


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samedi 25 mai 2013 Tous droits réservés à l'Agence Juive שבת ט"ז סיון תשע"ג