{4F805597-AC32-42F4-9EE2-BAD88CE3B8B2} Myriam Demma-Perez
Chercher Recherche avancée
Accueil Alyah et Intégration Education Juive et Sioniste Dans la Société Israélienne Délégations 
Vous êtes ici :   Délégations France - Agence juive pour Israel Stories Myriam Demma-Perez

Myriam Demma-Perez, 24 ans « Ca a mis du temps mais j’ai trouvé ma place »

Précédent Oleh du Mois
Anne – Laure Muller
« J’ai trouvé ma place »
Karen Sutton
«Tel-Aviv coule dans mes veines»
Laurence Dalem
Une olah au chevet d’Israël
Dorit Koskas
la passion de l’hébreu
Liza Serfaty
la foi d’Israël
Rudy Aaron
chiropracteur en Israel
Liorah Chekroun
suivez le guide
Meryl Hababou
programme MASSA 
Joel Burstein
J'ai fait mon Aliya à 17 ans, en 1989.
Yael Fedida
L’Alya, l’ascenseur pour une vie meilleure
Israel Tavor
Depuis notre Aliyah...

Myriam est une jeune fille vive. Sa voix est enjouée. Si elle vit en Israël depuis bientôt 15 ans, elle le concède sans nuance : elle a mis du temps à trouver sa place. Autant de raison pour la savourer doublement aujourd’hui.

1997 : La famille de Myriam décide quitter Pierrefitte-sur-seine pour s’installer en Israël. Un sentiment sioniste très vivace décide les parents de Myriam a sauté le pas. Dans leur sillage, ils entraînent 4 de leurs 5 enfants. Près de 15 ans plus tard, la jeune femme aujourd’hui mariée se souvient : « J’ai pas vraiment compris ce qui se passait. Je me suis rendue compte qu’on s’installait en Israël arrivée sur place ». Immergée tel un bébé-nageur dans le bain de l’école publique israélienne, la fillette de 11 ans profite des bases d’hébreu acquises à l’école juive qu’elle a fréquenté à Sarcelles. Les premières années sont dures, très dures. « J’ai subi ce départ, je ne comprenais pas ce qu’on faisait là. C’est comme si je ne trouvais plus ma place » se souvient aujourd’hui la jeune femme. Myriam explique : « J’étais pré-ado c’est une période complexe où on se demande qui on est et on a du mal à savoir où est sa place. Moi en quittant la France, j’avais perdu tous mes repères ». Au lycée, dans un internat de jeunes filles, elle commence à s’intégrer mais le grand saut aura lieu plus tard. A 18 ans, elle décide son Shirout Leumi – Service civil. « Ce fut comme un déclic. Pour la première fois depuis mon arrivée, je donnais au Pays ». Et c’est ce don qui scelle son intégration. « A partir de ce moment là, je ne me suis plus posé ces questions existentielles ».

« La rudesse israélienne m’énerve toujours autant »

Passée à l’âge adulte, Myriam trouve sa place. Pour elle, comme pour des milliers d’autres jeunes avant elle, le service – militaire ou civil – opère comme le ciment fondateur entre le nouvel immigrant et la Terre Sainte. Mariée il y a 2 ans avec un juif originaire de France, Myriam vit aujourd’hui dans un pays qu’elle a choisit et appris à aimer. Diplômée en Architecture et décoration d’intérieur, elle travaille aujourd’hui chez Négev Ceramica, grande entreprise israélienne de céramiques. Myriam revient régulièrement en France. Si le pays ne lui manque pas, la culture française, elle fait parfois défaut à cette israélienne. Avec des mots choisis, elle analyse : « En matière de musique, de théâtre et de cinéma, j’ai la sensation que ca n’est pas très important pour eux ». En 14 ans, Myriam a réussi à se faire à tout, enfin presque. « La rudesse israélienne, leur absence de politesse m’énerve toujours autant » confesse-t-elle en riant. Le rire tendre et apaisé de celle qui a fini par accepter les défauts et les travers de ce pays où elle a aujourd’hui une place la sienne. Entre Israël et Myriam c’est une histoire complexe, lente, tortueuse et douloureuse. En 1997, l’union était forcée. Aujourd’hui, les années passant, la maturité aidant, l’union est d’amour et pérenne.

 

Share


Suivez nous!


Envoyer à un ami
  
Haut de page
samedi 26 mai 2012 Tous droits réservés à l'Agence Juive שבת ה' סיון תשע"ב