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Karen Sutton, «Tel-Aviv coule dans mes veines»

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Entre Israël et Israël, c’est l’histoire d’un coup de foudre, une évidence. Bourreau de travail, la jeune femme de 31 ans va fêter son 9e anniversaire en terre sainte. Elle revient sur ses débuts avec un fil rouge : une indéfectible volonté.

Sa voix révèle une énergie et un dynamisme incroyable. Karen Sutton est une personnalité dont la volonté sans faille force le respect. A l’âge de 15 ans, élève à Rambam Maïmonide (Boulogne Billancourt), elle découvre le sionisme. L’idée de l’alyah germe dans l’esprit de l’adolescente qui rongera son frein face au refus de ses parents de la voir quitter le nid familial pour la terre sainte. En 1999, la donne change et l’idée prend forme. Karen saute le pas. Son diplôme obtenu à Dauphine en poche, elle s’inscrit au programme d’échanges universitaires. Et cette année-là, les étudiants ne bousculent pas pour passer un an en Israël. « Je suis arrivé en juillet 2000, se remémore la jeune femme de 31 ans, on était en pleine Deuxième Intifada. Le programme d’échange était tout simplement annulé mais comme j’étais sur place j’ai tenu bon ». Hors du parcours traditionnel des olims, Karen Sutton trace sa route et vit en immersion. « Je logeais chez des israéliens, après mon stage, j’ai été embauchée » raconte cette éternelle amoureuse de la ville Blanche. « J’ai cette ville dans le sang, Tel-Aviv coule dans mes veine. C’est le centre Hi-Tech du pays, une ville qui bouge, quel que soit le jour de la semaine et l’heure, vous pouvez y trouver un restaurant ou une boutique pour acheter des cigarettes. J’adore ».

Celle qui a appris l’hébreu « à l’oreille » se jette dans le travail.

Une communion scellée dès les premiers jours dans la douleur d’une situation sécuritaire tendue. « Officiellement, j’ai fait mon alyah le 24 juin 2001. Le 1er juillet j’emménageais dans un appartement sur Ben yéhouda. Trois semaines plus tard, une bombe explosait en bas de chez moi » : le choc passé, Karen Sutton analyse : « Bien sûr que c’est dur sur le coup, les communications sont coupées, vous avez envie de sortir aider mais on vous dit de rester chez vous, vous entendez les sirènes mais d’un autre côté, je préférais être là, présente » explique-t-elle. L’insécurité, qui aurait pu la faire fuir, agit comme le ciment de son alyah. Celle qui a appris l’hébreu « à l’oreille » se jette dans le travail. En 9 ans, elle fréquente une trentaine d’entreprises comme consultante, bosse comme salariée dans 7 boîtes et monte deux projets professionnels. Le premier de wedding-planners (organisatrice de mariage) l’occupe plusieurs années avant de voir la profession se banaliser. Le second toujours en cours wwww.searchisrael.fr, le premier portail d’information pratiques israéliennes en Français. « Restaurants, chambres d’hôtes, bar mais aussi emploi : on trouve toutes les informations en français » explique-t-elle fière de son bébé qu’elle gère en marge de son emploi dans le marketing comportemental en ligne. Une belle réussite qui se poursuit.

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lundi 20 mai 2013 Tous droits réservés à l'Agence Juive יום שני י"א סיון תשע"ג