
Dorit Koskas, la passion de l’hébreu
Petite brune pétillante, Dorit Koskas a tracé son sillon en Israël. Celle qui fréquentait à Paris les éclaireurs israélites de France, est aujourd’hui une israélienne intégrée. A la clé de son alyah réussie : la passion de l’hébreu.
Elle est montée en Israël en 2003. Si, à tout juste 28 ans, Dorit Koskas a déjà passé un quart de sa prometteuse existence en Terre sainte, sa alyah, elle, est plus ancienne. « J’y pense depuis l’adolescence » se souvient la jeune femme qui a grandi dans une famille sioniste. Après un premier cycle universitaire en France, Dorit s’envole pour Israël. « Après l’Oulpan Etzion, j’ai intégré l’Université hébraïque de Jérusalem où j’y ai étudié un master de Diplomatie et Sécurité Nationale » raconte celle qui travaille aujourd’hui dans le monde de l’Education. Avec sa voix douce et posée, Dorit Koskas déroule ses premiers pas à l’université. Elle égrène les années passées sur les bancs de la Fac. Derrière les mots, pointe une volonté de fer et un perfectionnisme à toute épreuve. « J’ai suivi 5 oulpanims » précise celle qui a tout de suite compris que la parfaite maîtrise de la langue lui assurait succès et réussite. « Aujourd’hui, le travaille sur des contenus, je rédige des rapports, je mets en place des programmes, il fallait donc absolument que je parle et que j’écrive l’hébreu parfaitement » raconte celle qui dirige au quotidien une équipe de 25 chefs de projets. Son équipe gère des programmes qui aident tous les jours 2000 enfants.
Si elle a quitté la France à 21 ans, elle n’en oublie pas pour autant le pays qui l’a vu naître.
« Aujourd’hui, je remarque que les olims ont beaucoup d’appréhension lors des entretiens d’embauche » analyse la jeune femme qui conseille à ceux qui suivraient ses traces de se jeter à corps perdu dans l’université israélienne. Dorit le concède aujourd’hui, « Quand je suivais mes cours en hébreu, j’étais un peu perdue ». Mais Dorit s’est accrochée, elle n’a pas compté ses heures. L’investissement a payé. Aujourd’hui, en marge de son activité professionnelle, Dorit est conseillère des de la députée travailliste Einat Wilf concernant les relations avec l'Europe. Après un stage au ministère israélien des Affaires étrangères. Dorit est aujourd’hui mariée et vit à Tel-Aviv. Si elle a quitté la France à 21 ans, elle n’en oublie pas pour autant le pays qui l’a vu naître. « J’aime la France, la culture française » explique celle qui préfère dire « Je n’ai pas quitté la France, j’ai choisi Israël ». L’éloignement avec sa famille ? « C’est difficile plus aujourd’hui qu’hier » explique Dorit. Sa sœur l’a rejoint il y a quelques années.