[Textes de la fête][Le nom de Pourim][Les dates de Pourim]
[Commandements][Lecture de la Meguila][Cadeaux et dons]
- Livre spécifique à la fête : le Livre d' Esther (Meguilath Esther) dans la Bible, qui fait partie des "cinq Meguiloth"(rouleaux).
- Textes de la Loi orale : Essentiellement dans le Traité Meguila du Talmud de Babylone
- Expression de la fête dans le rituel des prières : Al ha-Nissim
- Commentaire du Midrash sur le Livre d' Esther : Esther Raba
"Le premier mois, qui est celui de Nissan, de la douzième année du règne du roi Assuérus, il jeta le pour, c'est-à-dire le sort, en présence d'Aman, jour après jour, mois après mois, jusqu'au douzième mois qui est le mois d'Adar". (Esther 3:7).
"Car Aman fils d'Hamdata, l'Agagui, l'oppresseur de tous les Juifs, avait pensé perdre tous les Juifs. Il avait jeté le pour, c'est-à-dire le sort, pour les bouleverser et les perdre. Mais venant devant le roi, la pensée de malheur qu'il avait préméditée contre les Juifs se retourna contre lui. Et on le pendit au bois, lui et ses fils. C'est pourquoi on appela ces jours Pourim, selon le nom du Pour ". (Esther 9, 24-27 ).
Voyez aussi l'article sur le Pour dans le dossier consacré au Livre d'Esther.
" Mardochée écrivit ces paroles et envoya des actes aux Juifs de toutes les provinces du roi Assuérus, les plus proches et les plus lointaines, pour accomplir et pour célébrer le quatorzième jour du mois d'Adar et le quinzième jour du même mois, d'année en année, comme des jours où les Juifs se reposent de leurs ennemis, comme un mois où leur tristesse s'est transformée en joie et leur deuil en jour de fête, afin qu'ils en fassent des jours de festin et de joie, qu'ils s'envoient des cadeaux les uns aux autres et fassent des dons aux pauvres." (Esther 9:20-22 ).
- LE JEUNE D'ESTHER est observé le 13 Adar, en souvenir du jeûne proclamé par la reine avant d'intercéder auprès d'Assuérus en faveur de son peuple terrifié (Esther 4:16 ).
- POURIM DE PRAZIM (Pourim des villes dépourvues de murailles) : la fête elle-même est célébrée le lendemain, soit le 14 Adar. Elle consiste dans les pratiques suivantes :
- lecture de la Meguila et reacute;citation du cantique Al ha-Nissim ;
- repas de fête (se'oudath Pourim) ;
- dons aux pauvres et cadeaux aux amis.
Comme cette fête n'a pas été établie par la Torah, il n'est pas obligatoire, mais seulement recommandé, de s'abstenir de travailler.
- SHOUSHAN POURIM (Pourim de Suse) : dans les villes, "qui avaient été entourées d'une muraille à l'époque de Josué", selon la définition de la Mishna (traité Yoma), comme Jérusalem ou Jéricho, on ne fête Shoushan Pourim ("Pourim de Suse"), ou Pourim moukafim ("Pourim des villes entourées de murailles" ) que le 15 Adar. Ceci, en raison du combat qui opposa les Juifs et les partisans d'Aman dans la capitale perse ; ce combat se poursuivit au-delà du 14, Assuérus ayant accordeacute; sa protection aux Juifs durant un jour suppleacute;mentaire, pour leur permettre de vaincre leurs ennemis. Leur délivrance ne peut donc être fêtée qu'un jour plus tard.
Cette coutume est encore en usage de nos jours : les habitants de Jérusalem fêtent Pourim un jour après ceux de Tel Aviv !
- TRIPLE POURIM Lorsque le 15 Adar tombe un Shabath, les "villes entourées de murailles" fêtent Pourim pendant trois jours : le vendredi (Pourim de-Prazim), le Shabath, et le dimanche (Shoushan Pourim repoussé d'un jour car, d'une part, on ne lit pas le Livre d'Esther le Shabath et, d'autre part, il n'est pas question de mettre en cause la sainteté du Shabath à cause de Pourim).
Lorsqu'on fête le "Triple Pourim", on lit la Meguila et on fait des dons aux pauvres dès le vendredi, alors que le repas de Pourim et les envois de cadeaux sont repoussés au dimanche. Le Shabath on lit dans la Torah le passage se rapportant à Amalek (Vayyavo Amalek - Exode ch.17 à partir du verset 8) et on ajoute dans les priטres le passage de Al ha-nissim.
- POURIM KATAN ("petit Pourim") : les annés embolismiques (lorsqu'il y a deux mois d'Adar), le 14 (ou le 15 à Jérusalem) du premier mois d'Adar porte le nom de Pourim katân ("petit Pourim"), qui se caractérise par l'absence de jeûne, de prières de supplications et d'éloges funèbres. La fêt&e proprement dire est célébrée pendant le deuxième mois d'Adar.
- POURIM SHENI (second Pourim) : La notion de Pourim ne se limite pas à rappeler le salut des Juifs à l'époque d'Esther et de Mardochée. Mais on attribue également le nom de Pourim à un ensemble de cas semblables, survenus tout au long de l'exil du peuple juif, où des communautés juives furent sauvées à la dernière minute des mains des différents "Aman" qui menaçaient de les exterminer. Dans son Sefer ha-Moadim, le Dr. Yom-Tov Levinsky cite plus de 90 cas de "seconds Pourim", célébrés à travers le monde dans la joie et la reconnaissance - parmi eux: "Pourim de Francfort", "Pourim de Saragosse", etc. L'un des plus célèbres est le "Pourim Winz" que l'on fêtait en Allemagne, à Francfort sur le Main, le 20 Adar de chaque année. C'est en 1616 que le boulanger Vincent (Winz) Fettmilch et ses partisans se mirent à persécuter la communauté de cette ville au point de mettre ses membres en danger de mort. Au dernier moment, Fettmilch et ses partisans furent arrêtés et punis le 20 Adar, et c'est cette délivrance que commémorait chaque année le "Pourim Winz".
| Sources traditionnelles : |
- Abrégé du Shoulkhann Aroukh)
- Livre d' Esther
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4. En l'honneur de la Meguila, on revêtira des habits de Shabath dès le soir; en rentrant de la synagogue, on trouvera à la maison, des lumières allumées, une table dressée, un intérieur bien rangé. A l'office de Maariv (office du soir), après le Shemoné-essrè (les 18 bénédictions), on prononce le Kadish complet avec titkabel et on lit la Meguila.
9. C'est une mitsva (devoir religieux) particulièrement belle d'écouter la lecture de la Meguila à la synagogue, là où il y a beaucoup de monde, car "la gloire du Roi grandit avec le nombre de ses sujets" (Proverbes 14:28). On tâchera, du moins, de l'écouter là où se trouve un minyann (quorum) de dix hommes. S'il n'est pas possible de lire en minyann, chaque particulier la lira dans une Meguila valable, en pronon‡ant les bénédictions qui précèdent la lecture.
11. Le soir ou le matin, le lecteur prononcera, avant la lecture, trois bénédictions: "sur la lecture de la Meguila", "pour nous avoir fait des miracles", "pour nous avoir fait vivre". Après la lecture, le lecteur enroulera à nouveau la Meguila, la placera devant lui et prononcera la bénédiction sur "Celui qui a mené notre combat...".
22. Le matin, on va tôt à la synagogue. Après Shemoné-essrè, on récite le demi-Kadish, on appelle trois fidèles à la Torah pour le passage "Et Amalec survint..." (Exode 27:8-16). Ensuite, on dit le demi-Kadish et, après avoir rangé le rouleau de la Torah, on lit la Meguila
1. Tout homme est tenu d'envoyer au moins deux cadeaux à une personne (mishloa'h manoth), selon ce qui est écrit: "...envoyer des cadeaux, chacun à son prochain... (Esther (9: 22), ce qui signifie deux cadeaux pour une personne. Plus on envoie de cadeaux à ses amis, plus on est digne de louanges.
Cependant, il est préférable de faire beaucoup de dons aux pauvres (matanoth leevionim), plutôt que de se préparer au repas de fête, ou d'envoyer beaucoup de cadeaux à ses amis; car la joie est plus grande et la plus intense que puisse éprouver le Saint, béni Soit-Il, est la joie que l'on fait partager aux pauvres, aux orphelins et aux veuves.
2. On n'appelle "cadeaux" que des présents susceptibles d'être consommés, tels qu'ils sont, sans préparation, par exemple de la viande ou de poissons cuits mais pas crus; ou encore des friandises, des fruits, un verre de vin, de la bière, ou des mets semblables.
3. Tout homme, même pauvre, qui vit de la charité est tenu de faire au moins deux dons à deux pauvres, c'est-à-dire un don pour chacun, selon ce qui est écrit : "et des dons aux pauvres..." (Esther 9:22), ce qui implique deux dons à deux pauvres.
5. On a l'obligation de manger, de boire et de se réjouir à Pourim. Déjà le soir du quatorze on se réjouira, et on consommera un repas un peu plus copieux. Cependant, le repas pris le soir de Pourim ne nous dispense pas de notre devoir, car, en principe, le repas, on est tenu de la prendre en journée, selon ce qui est écrit "...les jours de festin" (Esther9:22 ).
Il convient d'allumer les bougies, en signe de joie et de fête, même si on prend le repas quand il fait encore jour; même le soir du quinze, il faut se réjouir un peu.
De même, les dons aux pauvres et les cadeaux aux amis doivent se faire en journée, et c'est parce que l'on est occupé par l'envoi de ces cadeaux que l'on prend une partie du repas après la tombée de la nuit.
6. Etant donné que tout miracle a été réalisé grâce au vin (Vasthi a été chassée lors d'un repas où l'on buvait du vin, de même la chute d'Aman s'est effectuée à la faveur du vin) nos Sages, de mémoire bénie, nous ont enjoint de nous enivrer en disant que l'on doit s'enivrer à Pourim au point de ne plus distinguer "Maudit soit Aman" de "Béni soit Mardochée".