Le meurtre de Haim Arlosoroff a enlevé au peuple juif l’un de ses plus brillants et des plus excitants leader sioniste en Palestine. Arlosoroff est né en Russie, mais l’antisémitisme avait forcé sa famille à quitter son lieu de naissance pour partir en Allemagne où il a grandi et étudié. Etant très intéressé par l’économie, il a étudié ce sujet à l’Université de Berlin d’où il reçoit un doctorat. Pendant qu’il était étudiant, Arlosoroff a écrit des articles sur des sujets sionistes, comme par exemple obtenir de l’argent pour les colons de Palestine, ou planifier un programme de coopération entre les Juifs et les Arabes. Après avoir terminé ses études, il quitte l’Allemagne pour Eretz Israël en 1924.
Il devient un leader du Mapaï, le parti politique juif le plus important de l’époque et se lie d’amitié avec le grand scientifique et homme d’Etat Haim Weitzmann. Ses talents furent reconnus très tôt et Arlosoroff a rapidement été nommé au Département Politique de l’Agence Juive.
Au début, il pensait que les Britanniques allaient aider les Juifs à s’installer en Palestine, c’est pourquoi il a choisi de travailler avec le gouvernement britannique qui était en charge de ce territoire. Mais très vite, il a commencé à sentir qu’on ne pouvait pas faire confiance aux Britanniques et que les Juifs devaient prendre le risque de les mécontenter s’ils voulaient construire leur propre foyer et sauver les Juifs d’Europe. Dès qu’il a connu les terribles actions des nazis contre les Juifs, il a commencé à se lancer dans un travail de sauvetage. Il voulait combattre à la fois les Britanniques et les Arabes.
En 1933, au milieu de son important travail en tant que leader politique sioniste, et d’écrivain de grande influence, il a été assassiné. Il a été tué alors qu’il marchait avec sa femme sur la plage de Tel Aviv. Aujourd’hui encore, le mystère de son meurtre n’a pas été résolu. Certains pensent que d’autres sionistes qui n’étaient pas d’accord avec son point de vue l’ont assassiné. D’autre pensent qu’il s’agit du fait d’Arabes. Sa mort a été une perte terrible pour la communauté juive dans son ensemble. Sa mémoire est honorée jusqu’à aujourd’hui par les nombreuses rues qui portent son nom dans tout le pays, ainsi que par les différents villages qui ont été nommées d’après lui : Kfar Haim, Kiryat Haim et kibboutz Givat Haim.