{4F805597-AC32-42F4-9EE2-BAD88CE3B8B2} Wolffsohn, David
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Second Président de l’organisation sioniste mondiale

I – Sa vie

Né en Lituanie, Wolffsohn a reçu une éducation religieuse et en 1873, il a été envoyé vivre avec son frère afin d’éviter d’être conscrit dans l’armée du Tzar. Il a étudié le Talmud Torah dirigé par l’un des futurs leaders du mouvement Hibbat Tzion. Jeune adulte, il a occupé différentes fonctions avant de travailler comme charpentier, finissant par devenir assez riche.

L’attirance de Wolffsohn envers le sionisme a augmenté après la parution du livre de Herzl « L’Etat juif ». Il rencontre Herzl en 1896, lui promet son aide et devient son compagnon fidèle. Leur relation était tellement intense que c’est lui qui est devenu le tuteur des enfants de Herzl.

Suite à la mort de Herzl, il y avait un vide d’air dans le leadership du mouvement. Divers candidats avaient été suggérés pour le remplacer, mais à la fin, lors du 7ème Congrès sionsite, on s’est mis d’accord sur trois candidats : Wolffsohn, Max Nordau et Otto Warburg. Après le 8ème Congrès, quand Wolffsohn a été élu Président de l’Organisation Sioniste, sa visite officielle en Turquie a été annulée à cause de la révolution qui s’y produisait. La même année, il a visité la Russie où il a été reçu à la fois par le Premier Ministre et par le Minsitre des Affaires étrangères. Puis il a visité la Hongrie. Sa présence en Russie et en Hongrie a redonné vigueur au mouvement sioniste dans les deux pays. En 1909, au 9ème Congrès Sioniste, il est réélu Président. Mais peu avant la tenue du 10ème Congrès, il est tombé malade. Au même moment, l’opposition des sionistes pratiques étaient en train de gagner en force. Il décida de renoncer à la présidence, tout en restant actif dans le domaine financier et économique de l’organisation. Il avait l’intention de partir vivre en Eretz Israël, mais n’a jamais réalisé son souhait. Il est mort en 1914 et a été enterré à Cologne. En 1952, ses restes ont été apportés à Jérusalem où ils ont été réenterrés, à côté de ceux de Herzl.

II – Ses réalisations

A ses débuts, en tant qu’ami de Herzl, David Wolffsohn a rencontré le challenge du mouvement sioniste et malgré ses premières reluctances, il a pris un certain nombre de décisions fondamentales. Alors que Herzl était encore en vie, c’est Wolffsohn, avec son éducation religieuse, qui a suggéré que le drapeau du mouvement soit bleu sur un fond blanc ; comme un tallit. C’est lui aussi qui a suggéré que chaque membre donne un shekel au mouvement.

Le plan de l’Ouganda a été repoussé par le 7ème Congrès sioniste et le Programme de Bâle, qui impliquait une activité de colonisation supérieure a été adopté. A ce moment, Wolffsohn était déjà occupé à essayer de réduire le fossé qui séparait les sionistes politiques des sionistes pratiques.

Après le 7ème Congrès sioniste, Wolffsohn a été instrumental dans le déplacement de tous les bureaux du mouvement sioniste à Cologne. Cela a encouragé le Fonds National Juif à y partir aussi. Il a demandé à Nahum Sokolow d’être le secrétaire général de l’organisation et en 1907, il a fondé Ha’Olam, le journal officiel de l’organisation. Bien que les débats lors du 8ème Congrès Sioniste aient été particulièrement chauds, Wolffsohn s’est révélé être un habile médiateur, en insistant pour que tout le programme pratique de l’organisation (incluant les activités du FNJ et des nouvelles colonies) restent en phase avec les plans de Herzl.

Alors qu’il était déjà malade, il est parti en vacances en Afrique du Sud en 1906. Il s’agit sans doute d’un tournant important dans l’histoire du mouvement sioniste, puisque cela a été l’événement qui a déclenché la mise en place de la très importante Fédération Sioniste d’Afrique du Sud. Après son retour, il a surmonté une opposition sérieuse et a accepté d’accorder au FNJ un prêt pour les premiers colons de Ahuzat Bayit, qui allait plus tard devenir le centre de Tel Aviv.

La personnalité de Wolffsohn et son travail n’ont été réellement appréciés que de façon posthume. Même ses opposants les plus féroces ont plus tard admis qu’il était un homme venu du peuple et qui avait réussi à s’élever grâce à des décennies de dur travail. Reconnu comme étant le symbole de la synthèse entre l’Europe de l’Ouest et de l’Est, on disait de lui qu’il combinait les meilleurs qualités des deux communautés. Après sa mort, la fortune de Wolffsohn a permis de construire la bibliothèque nationale et la bibliothèque universitaire, construite à l’Unviersité hébraïque de Jérusalem.


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