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Vous ne le verrez pas à la télévision

D'après Natal, le Centre israélien pour les victimes du terrorisme et de la guerre, vingt-huit pour cent des habitants de Sdérot souffrent de désordre post-traumatique dû au stress. Soixante quinze pour cent des enfants souffrent d'angoisse. (Photo et titre : The Israel Project)

21 février 2008 / 15 Adar  5768

Depuis moins d'un mois, je travaille pour l'Agence Juive comme assistant social et coordinateur du Fonds d'urgence qui donne une aide financière immédiate aux victimes des attaques de Kassam de Sdérot et des communautés du périmètre de Gaza.

Dans le cadre de mon travail, je rencontre des résidents qui ont été les victimes directes des centaines de Kassam qui tombent journellement.. Je m'efforce de leur fournir une aide d'urgence dans l'espoir que cela les aidera, dans une certaine mesure, à traverser cette période intolérable qui commence dès qu'un missile touche leur maison.

Ces deux dernières semaines, j'ai rencontré des gens de tous les secteurs de la population, des industriels, des éducateurs et des professeurs d'université ainsi que chômeurs, des handicapés physiques, des vieilles personnes, tout un éventail de population.

Pour tous ceux qui sont suffisamment heureux pour n'avoir pas "profité" de "l'expérience Kassam", je veux décrire la réalité telle qu'elle est vécue par les habitants de Sdérot et de la périphérie de Gaza. 

Voilà ce qui se passe : ce matin je suis sortie pour une visite de routine chez une des familles dont la maison a été directement touchée par un Kassam. La famille habite un quartier à l'ouest de la ville, le district 3. La plupart des Kassam qui sont tombés sur Sdérot ont malheureusement touché ce quartier.

Au fur et à mesure que j'écoutais leur récit, j'entendais la même histoire entendu plusieurs fois déjà : “Nous sommes une famille forte. Nous n'avons jamais eu besoin d'aide et nous n'avons jamais demandé de l'aide. Mais cette fois, c'est différent. Nous n'en pouvons simplement plus!”

Mais l'anxiété, malheureusement n'est pas un émotion qui passe l'écran. Ce n'est pas photogénique, et ce n'est pas obligatoirement un sentiment qui provoque la sympathie ou l'empathie. Mais l'anxiété se faufile dans les plus petites veine, dans le moindre nerf, et une fois qu'elle vous a, cette émotion ne vous lâche plus.

“Vivre ici, c'est jouer à la roulette russe,” a dit une mère en allumant nerveusement sa troisième cigarette? L'"alerte rouge" nous surprit avant qu'elle ait eu le temps de terminier sa phrase et d'allumer une autre cigarette. Tous le monde se regarda histériquement, les objets tombèrent à terre, et trois adultes et moi-même descendirent les escaliers en courant vers l'abri au rez-de-chaussée. Le choc de l'explosion fit trembler les murs de la maison.

Je me retrouvai face à trois adultes à la respiration encombrée et qui essayaient sans trop de succès de retrouver leurs esprits et de reprendre leur vie normale. Quelques miutes plus tard, deux d'entre eux remontaient les escaliers pour rejoindre leur appartement. Le troisième restait dans un coin de l'abri, tremblant et renfermé.

“Ca ira,” me disent-elles, “ça va s'arranger. On a l'habitude ici.” Quelques minutes plus tard, après m'être assuré qu'elle avait récupéré et qu'elle était retournée à la maison, je me retrouvai devant un immeuble deux rues plus loin. Il y avait un grand trou dans le toit. "Ce n'est rien," explique l'un des voisins, "personne n'a été touvhé cette fois.”

A la fin de la journée, alors que je quittais la ville de la roulette russe, je me demandais dans quelle mesure on pouvait vraiment dire que personne n'était blessé. Non seulement àa, mais je ne pouvais comprendre que l'on dise que "ce n'était rien," parce qu'à mon avis, c'était quelque chose.

Je n'essaie pas de blâmer qui que ce soit, et je n'essaie certainement pas de donner des solutions à cette situation intolérable et complexe, mais maintenant plus que jamais, je peux apprécier la force et la détermination des "survivants" que ne peuvent plus se rappeler quand cette réalité a commencé et qui n'en voient certainement pas la fin.

Je sais que je voterais pour eux.

Très sincérement,

Ohad Drori Assistant social de l'Agence Juive, Coordinateur du Foinds d'urgence, Sdérot et la périphérie de Gaza

L'Agence Juive pour Israël fournit une aide financière immédiate aux victimes d'attaques de Kassam à Sdérot et la périphérie de Gaza. Cette aide d'urgence est donnée par le Fonds de l'Agence Juive d'aide aux victimes du terrorisme, auquel participent les United Jewish Communities et le Keren Hayesod. Une décision le mois dernier a réservé $300,000 d'aide d'urgence aux habitants de Sdérot residents, dans le but de donner une aide initiale avant le déblocage de l'aide gouvernementale. Joignez nos efforts.

*Seules des photos basse résolution sont disponibles.

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dimanche 26 mai 2013 Tous droits réservés à l'Agence Juive יום ראשון י"ז סיון תשע"ג