Des employés de l'Agence Juive chez Amar après l'attaque.
27 janvier 2008 / 20 Shevat 5768
C'était le premier chabbat de 2008 et tout était prêt chez les Kabesa à Sdérot. La table était mise, la nourriture se réchauffait et la maison était rangée. Chen, 16 ans était la dernière des enfants à prendre une douche. Soudain la sirène d'alerte se fit entendre et alors que toute la famille se hâtait vers l'abri, un Kassam tomba non loin de la maison. La force de l'impact causa des dégâts dans la chambre des enfants et brisa tous les carreaux de céramique de la salle de bain. Chen fut blessé par les débris et ne s'est toujours pas remise du choc reçu.
"J'étais chez mon père malade à Rishon Letzion quand mon mari m'a appelée pour me raconter ce qui s'était passé," raconte Ronit Kabesa. "Ma première réaction a été de remercier Dieu que tout le monde soit vivant, mais je ne pouvais m'arrêter de trembler."
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Ronit Kabesa près de sa maison. |
Ronit est au bord du désespoir. Cette mère de cinq enfants travaille à la poste de Sdérot, pour un salaire minimum. Son mari David travaille dans la construction, mais a d'énormes difficultés à trouver du travail à Sdérot, vu la situation. "Nous vivons dans la crainte d'une attaque de Kassam et dans la crainte de nous endetter de plus en plus," dit Ronit.
"La tension ici n'est pas normale," continue-t-elle. "Je n'arrive pas à dormir la nuit. Le moindre bruit me fait sursauter. Je suis sous médicaments en permanence et mes enfants reçoivent un traitement psychologique contre le stress. Nos vies sont toujours en danger."
L'Agence Juive pour Israël procure une aide financière immédiate pour les victimes d'attaques de Kassam à Sdérot. Cette aide provient du Fonds Spécial de l'Agence Juive pour les Victimes des Actes de Terrorisme, qui est financé par l'UJC et le Keren Hayesod. Le mois dernier, une décision a mis de côté $300,000 pour une aide d'urgence aux habitants de Sdérot.
"Quand Ofer Baram (le directeur des Relations Communautaires de la Région Sud) de l'Agence Juive est venu chez moi pour me dire que je recevais tout de suite un chèque de NIS 4,000 ($1,000) du Fonds d'aide, j'ai presque pleuré. C'était comme un cadeau du ciel," dit Ronit.
Ronit voulait aller acheter pour elle et ses jeunes filles de nouveaux habits et quelques jouets pour remplacer tout ce qui avait été détruit dans l'attaque. Mais à la fin, elle a utilisé cet argent pour payer le loyer et acheter de la nourriture.
Pinchas Amar, résident de Sdérot et sa famille ont été eux aussi terrorisés par une attaque de Kassam, quelques minutes avant le début de chabbat. Sa femme, Aliza, qui se déplace avec un déambulateur à la suite de plusieurs crises cardiaques, n'a pas réussi à atteindre l'abri familial. Le missile est tombé dans la cuisine à quelques pas d'Aliza, et elle a été gravement blessée à la jambe.
"J'ai pensé qu'elle était morte," raconte Pinchas avec émotion. "Mais j'ai entendu une voix faible dire 'Pinchas, je suis ici."
"Mes deux filles, âgées de 13 et 22 ans étaient choquées. Heureusement la plus jeune était hors de la ville dans un internat."
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Pinchas Amar (au milieu) et sa femme Aliza reçoivent un chèque d'Ofer Baram de l'Agence Juive. |
Pinchas vit de paiements de la sécurité sociale. En recevant le chèque de l'Agency Juive, il n'a pu cacher sa gratitude. "Tout a été détruit dans la maison. Il ne nous était même pas resté un verre pour boire."
Il a utilisé l'argent pour acheter des objets de première nécessité. Jusqu'à ce que sa maison soit réparée, toute la famille vit à Ashkelon dans un hôtel. "Je veux que les personnes qui nous aident sachent que leur soutien vaut des millions. Nous avons besoin de savoir que nous ne sommes pas seuls."
Depuis le début du programme, l'Agence Juive a ainsi donné plus de $20,000 aux familles victimes d'attaques de Kassam. En une seule semaine (10-17 janvier), plus de 160 Kassam sont tombés sur Sdérot et l'Agence Juive a donné près de $17,000.
"Nous avons des personnes à Sdérot et nous pouvons donner l'argent dans les 24 à 48 heures - c'est toute la différence," dit Eli Carmeli, directeur du Fond. Les personnes qui peuvent recevoir une aide sont celles qui ont été blessées par un Kassam ou celles dont la maison a été directement touchée par un obus. Carmeli explique que l'argent est utilisé pour des besoins urgents tels qu'un logement temporaire, l'achat d'habits et autres. La plupart des familles, comme les Kabesa et les Amar, reçoivent $1,000.
Les Kassam s'empilent à Sdérot.
"Nous avons souvent affaire à des familles à moyens limités, qui n'ont pas les moyens de couvrir les dépenses qui arrivent comme résultat d'un attaque sur leur habitation," explique le Président de l'Agence Juive Zeev Bielski. "J'ai dit aux habitants de Sdérot que nous serions à leur côtés en cas d'attaque. Le monde juif tout entier est avec eux. Comme nous l'avons fait dans le Nord lors de la deuxième guerre du Livan, l'Agence Juive et ses partenaires sont avec eux en ces temps de crise."