18 mai 2008 / 13 Iyar 5768
Avant d'aller étudier à l'IUT Sapir, Roni Saban ne se rendait pas compte de l'impact des attaques de Kassam dans la région de Sdérot. Roni partage maintenant son temps entre ses études de deuxième année et son volontariat pour améliorer la situation des populations désavantagées du sud du pays.
Roni Saban, 24 ans, a grandi à Kfar Saba, au centre d'Israël. Elle a étudié en section cinéma au lycée et a fait son service militaire dans les services vidéo de l'armée. A la fin de son service militaire, Roni a poursuivi des éudes de cinéma à l'Université de Santa Monica en Californie. Mais au cours de ses études elle se rendit compte qu'elle se languissait d'Israël.
Après un court séjour à Malte, Roni revint en Israël et commença des études à l'IUT Sapir, près de Sdérot. A cause de son séjour à l'étranger et parce qu'elle avait toujours habité au centre du pays, Roni ne se rendait pas compte que journellement, il y avait des attaques de missiles dans le Néguev occidental. “Même après avoir expérimenté la chute d'un Kassam pour la première fois j'ai pensé que c'était un fait exceptionnel ; Je ne savais pas que ca allait devenir une expérience de tous les jours,” raconte-t-elle.
Le terrorisme n'empêcha pas Roni de bien profiter de son année d'études. Elle vivait dans un kibbouts près de la frontière de Gaza, et aida à mettre sur pied un programme de thérapie par équitation pour les enfants et les jeunes souffrant de traumatisme.“ J'ai commencé à monter à cheval à l'âge de neuf ans, et je savais à quel point cela pouvait aider les enfants,” explique Roni.
Pour sa deuxième année, Roni a bénéficié d'une bourse d'études destinée aux étudiants vivant dans des zones dangereuses. Comme condition de la bourse, elle a fait son volontariat au village de jeunes San Diego Friedmann Ibim, près de Sapir. “J'ai présenté les trois jeunes femmes à d'autres étudiants israéliens, nous les avons prises avec nous dans nos sorties et nous nous sommes assurées qu'elle se sentaient faire partie de la société israélienne. C'était bien.”
Roni va terminer ses études à l'IUT Sapir avec un diplôme d'ingénieur en informatique pratique. “Même si les Kassam continuent à tomber – et un jour nous en avons eu 27 en 20 minutes – j'aime cette région,” dit Roni. “C'est calme, il y a des grands espaces. C'est un endroit avec de grandes possibilités. Je me vois parfaitement bâtir mon avenir ici.” Et en profiter pour laisser sa marque sur la région.
L'Agence juive répond activement aux besoins des résidents de Sdérot et des communautés du périmètre de Gaza par un large éventail de programmes de soutien. Pour en savoir plus et pour montrer votre solidarité.