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Des membres de la délégation et des étudiants de l'Oulpan Etzion offrent des colis et des lettres aux soldats venus sans leurs familles.
Novembre 22, 2012/8 Kislev 5773 10 h, heure d'Israël
Le conflit dans le sud d'Israël a mis en avant les plus beaux traits de la famille juive à travers le monde. Aidés de soldats venus sans leur famille et de nouveaux jeunes immigrants, les représentants d'une délégation de solidarité de l'Appel Juif Unifié de la Fédération de la métropole de Toronto ont emballé aujourd'hui 200 colis de friandises au Centre d'intégration Oulpan Etzion de l'Agence juive au Beit Canada à Jérusalem. Les colis seront distribués à des soldats mobilisés près de la Bande de Gaza.
 L' Appel Juif Unifié de la Fédération de la métropole de Toronto offre 200 colis à des soldats immigrants venus sans leurs familles.
Les délégués de l'Appel Juif Unifié de Toronto ont atterri lundi matin en Israël pour une mission de solidarité de 72 heures. Ils ont rencontré des fonctionnaires du gouvernement, des cadres de l'Agence juive, parcouru des lieux "tranquilles" et visité différentes communautés du sud du pays vivant sous les tirs. « Il y a eu une sirène Alerte Rouge alors que notre groupe se trouvait à Ashkelon, nous nous sommes abrités dans la pièce sécurisée de la Maison de Toronto, » raconte Arnie Aberman, le sourire aux lèvres. C'est l'un des huit Canadiens participant à cette mission, il est membre de la Congrégation Beth Tikva à Toronto; avant sa retraite, il était doyen de la faculté de médecine à l'université de Toronto.
Le Dr Aberman tient à ce que ses compatriotes canadiens dans son pays d'origine sachent qu'en Israël, tout fonctionne normalement et qu'il se sentait lui-même tout-à-fait en sécurité durant sa visite. Affirmant qu'il était arrivé pour en apprendre davantage sur les opérations militaires, politiques et sociales d'Israël à ce moment précis, il a ajouté que les autres membres du groupe ainsi que lui-même étaient venus spécialement pour montrer aux Israéliens qu'ils ne sont pas seuls. « Nous sommes une seule et même famille. Tel est notre message. »
Tatiana Veksler, 26 ans, une nouvelle immigrante d'Ukraine, étudiante à l'Oulpan Etzion.
Baroukh Kotsevwa, le Directeur du Centre d'intégration Oulpan Etzion, a remercié le groupe en provenance du Canada pour avoir témoigné de sa solidarité dans ces moments-là et a déclaré que, bien que les visiteurs ne soient pas venus s'installer en Israël, ils ont eux aussi, « fait leur Aliya », parce qu'à travers leurs actions, ils se sont entièrement donnés et cela nous a fait du bien. S'adressant aux soldats, il leur a recommandé de veiller à leur sécurité.
La mission de Toronto a amené avec elle 200 lettres écrites en hébreu par des élèves de l'Associated Hebrew Day School de Toronto. Ces missives étaient attachées aux colis de friandises qu'ils ont emballés puis transmis aux soldats venus sans leurs famille, actuellement à la frontière de la Bande de Gaza.
Kotsewa a encouragé les nouveaux immigrants à ajouter leurs propres lettres en préparant les colis. Il a souligné l'impact qu'elles ont sur les soldats au front, citant le fait que les militaires deviennent souvent proches des personnes qui leur envoient du courrier, ce lien pouvant durer toute la vie. « On ne peut jamais savoir ce qui se passera, » a-t-il ajouté avec un sourire. « C'est une sorte de Chidoukh. »
« A » de Los Angeles et « J » de France, deux soldats venus sans leur famille, du programme Nativ de l'Agence juive (Enseignement du patrimoine juif aux soldats immigrants), dont la brigade d'infanterie se trouve actuellement à quelques mètres de la Bande de Gaza, a également remercié les membres de la délégation ainsi que les étudiants de l'Oulpan Etzion.
Motti Schnitzer, 32 ans. « Il est important que nous, les soldats, sachions pour quoi nous nous battons. »
Motti Schnitzer, actuellement bénévole auprès des soldats venus sans leur famille, a exprimé sa gratitude à l'Agence juive « pour le formidable travail qu'elle effectue. » Il s'est senti très ému de retourner à l'Oulpan Etzion, son premier foyer lorsqu'il y est arrivé il y a quatre ans en Israël. « En 2009, il n'y avait pas de vols groupés à partir de la Belgique, je suis donc venu en Israël tout seul. C'est grâce à l'Oulpan Etzion, Baroukh et l'équipe locale que je suis toujours en Israël. L'Oulpan n'est pas juste un endroit pour apprendre l'hébreu et la culture israélienne mais aussi pour établir des contacts. Je n'ai passé que quatre ans en Israël et pourtant mes meilleurs amis, c'est ici que je les ai rencontrés. »
Il a déclaré aux étudiants : « Continuez à vivre normalement ! Si vous voulez aller à une fête, allez-y ! Nous pouvons vaincre les terroristes en leur faisant passer le message qu'ils ne peuvent pas nous terroriser. »
Motti se rappelle qu'au campus de l'université d'Anvers durant la Seconde Intifada, il avait été l'un des seuls à défendre ouvertement Israël. Au cours de ses vacances d'été en 2003, il s'était porté volontaire au centre médical Soroka de Be'er Sheva. Une semaine après son retour à Anvers, un terroriste s'était fait exploser dans l'autobus qu'il prenait habituellement à Be'er Sheva. Ayant trop de mal à rester en-dehors d'Israël lors des périodes de crises, il décida donc de repartir. « Quoique je porte dans mon cœur la Belgique et Israël, (j'ai de la famille et des amis là-bas), je n'ai jamais eu en Belgique ce sentiment d'être chez moi comme je l'ai ici. C'est pourquoi j'ai pris la décision de faire mon Aliya et je suis venu sans mes parents, pour faire mon armée. » Motti, titulaire d'une maîtrise en communication, a tout naturellement rejoint l'unité du porte-parole de Tsahal.
 Des étudiants de l'Oulpan Etzion écrivent des lettres à ajouter aux colis offerts par l'Appel Juif Unifié de la Fédération de la métropole de Toronto et destinés à des soldats venus sans leur famille, actuellement en poste à la frontière de la Bande de Gaza.
Motti se rappelle lui aussi, avoir reçu des colis quand il était sous les drapeaux. Bien que de l'extérieur, cela peut paraître insignifiant mais quand il était soldat, il n'en revenait pas que quelqu'en pensait à lui et lui donnait un tel présent. « Les soldats doivent savoir pour quoi ils se battent », affirme Motti. « Nous avons un État extraordinaire qui continue à soutenir les plus faibles d'entre nous. » Il a ajouté qu'il était souvent seul, n'ayant pas où aller les week-ends mais les gens dans la rue l'invitaient pour le Chabbat. « Lorsque j'étais à table avec eux, je savais que je me battais pour leurs familles. »
Actuellement, environ 6.000 soldats venus sans leur famille font leur service dans l'Armée de Défense d'Israël. Selon Motti, le sentiment qui règne parmi eux est que ce type de conflit met en évidence une des raisons majeures pour lesquelles ils se trouvent ici: pouvoir défendre leur peuple et leur pays en périodes de troubles.
 Des membres de la délégation et des étudiants de l'Oulpan Etzion offrent des colis et des lettres aux soldats venus sans leurs familles.
À l'instar des hommes et des femmes de l'Appel Juif Unifié de la Fédération de la métropole de Toronto, ces soldats estiment que c'est précisément quand une famille est en danger qu'il faut répondre présent.
L'Oulpan Etzion est un centre d'intégration, où les étudiants, nouveaux immigrants de moins de 35 ans et titulaires de diplômes universitaires, sont nourris et logés et suivent des cours d'hébreu intensifs, participent à des événements culturels et des excursions dans tout Israël.
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