Aliyah

Un Alyah au Kibboutz

La famille Serfaty ont fait leur Alyah de Starsbourg il y a maintenant deux ans et demi par le programme de l'Agence Juive Bayit Rishon Bamoledet. Il nous raconte son histoire...

Il y a plein de manières de faire son alyah. Si vous n’êtes pas encore montés en Israël, c’est que vous n’avez peut-être simplement pas trouvé l’endroit qui vous faisait rêver, celui qui vous donne le sentiment que votre place est en Israël. >Beaucoup de français qui montent en Israël choisissent de vivre dans des grandes villes au sein de communautés francophones. Je les comprends : c’est là que vivent les amis et la famille, et la plupart des juifs de France ont l’habitude de vivre en zone urbaine.

Il existe une alyah très différente. Et je voudrais partager mon expérience à ce sujet. L’alyah par le kibboutz.

Il s’agit d’un programme de l’agence juive qui s’appelle Bayit Rishon BaMoledet. Ce programme permet de faire son alyah dans un kibboutz, et d’y rester la première année (après quoi, vous pouvez demander à rester au kibboutz mais hors du programme). Et c’est par ce programme que j’ai pu être accueilli avec les miens au Kibboutz Beerot Yitzhak, un Kibboutz religieux du centre d’Israel.

La vie au kibboutz est très différente de celle de la ville.

En France, pour avoir un mode de vie religieux, il fallait vivre en ville, dans une communauté, pas trop loin du centre communautaire et de la boucherie cacher. En Israël on peut préserver son mode de vie religieux et vivre à la campagne.

Dans les kibboutzim, pas de bâtiments de 20 étages, pas de bouchons, pas de circulation.  Les kibboutzim ont su préserver la proximité avec la nature. Ils sont verts, fleuris, et beaucoup d’entre eux pratiquent l’agriculture et l’élevage. Mais pas seulement. Dans le Kibboutz où je vis, la moitié de la population travaille à l’extérieur, dans toutes sortes de domaines.

Les kibboutzim sont très attachés au vivre-ensemble. La communauté est soudée. La vie est organisée autour du heder ochel (la salle à manger), des activités communes, et bien entendu pour les kibboutzim religieux, du beth knesset. Au kibboutz, vous ne pouvez être ni anonymes, ni seuls.

Outre la vie communautaire, la beauté du lieu et la qualité de vie, il faut souligner que l’éducation jusqu’à 6 ans est privée et, à mon avis, privilégiée. L’approche éducative est différente de la ville ; voir mes enfants partirent en promenade à vélo ou m’apprendre le nom des fleurs est bien loin des barrières et des portails que je voyais devant les institutions juives avant mon alyah.

La décision de venir ou non au kibboutz réside à mon avis surtout dans la volonté d’apprendre la langue et de s’intégrer dans la société israélienne. C’est sans aucun doute le défi de celui qui choisit de faire son alyah. Le danger de l’alyah est de rester dans un milieu francophone sans apprendre la langue et sans faire le grand saut faire vers la vie professionnelle ; dans la grande majorité des kibboutzim, il n’y a que peu de francophones et vous serez obligés de parler hébreu ! C’est un tremplin vers l’intégration.

La vie dans le kibboutz est simple, les gens sont humbles et vous ne trouverez pas de luxe. Si vous choisissez le kibboutz, c’est avant tout pour privilégier l’intégration, la communauté, l’éducation.

Il y aurait encore tant de choses à dire… Vous raconter que le matin mes enfants vont à l’école et à leurs activités extra scolaires à vélo ? Vous parler de l’ambiance magique des fêtes ? Vous raconter combien les kiboutznikim m’ont aidé pour les démarches administratives ? Des kibboutzim, il y en a un peu partout en Israël, vous n’êtes pas obligés de renoncer à travailler dans le Goush Dan si vous venez au Kibboutz. Regardez où se situe Beerot Yitzhak, vous serez surpris !

J’écris ces quelques lignes en pensant à tous les français qui ne se retrouvent pas dans l’alyah de leurs proches et qui ne trouvent pas leur place en Israël. Une autre alyah est possible !

Pour toute question, vous pouvez m’écrire à l’adresse : unealyaaukiboutz@gmail.com

David

15 Juin 2017 / 21 Sivan 5777 0
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